« Que leur plafond soit mon sol ! »

Je me rappelle avoir entendu cette phrase pour la première fois et me dire : « est-ce vraiment possible … ? ».

En marchant dans la Sagrada Familia,j’ai eu un « God encounter » : une rencontre avec Dieu. La Sagrada familia est la fameuse basilique de Barcelone. Cette cathédrale impressionnante est toujours en construction. Son architecte, Antoni Gaudi, l’a conçue de son vivant, il y a de cela plus de 100 ans. Les travaux ont débuté en 1882. Gaudi décéda en 1926. Son désir et son rêve étaient de montrer la gloire de Dieu au travers de ce bâtiment. Il imagina un projet, qu’il le savait, mettrait plus de 140 ans à être construit et dont il ne verrait même pas la fin de son vivant. Cette église devrait être finie en 2026. Mais Gaudi fit confiance aux générations qui viendraient après lui. Il fit confiance qu’elles amèneraient ce dessein à terme. Son rêve n’était pas le rêve de sa génération, mais d’une génération dont il ne verrait même pas le visage. Sur les fondations de la basilique, ils ont construit les murs. Sur les murs, ils ont construit des tours. Le plafond de Gaudi a littéralement été le sol des architectes qui ont suivis.

Je commence alors à comprendre qu’un rêve, selon la définition du Père, ne peut-être l’accomplissement d’une seule vie.

L’Ancien Testament nous raconte l’histoire d’Abraham qui reçoit une promesse : « je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.  Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m’as obéi. » Genèse 22 : 17-18

L’Eternel fut fidèle et Il donna un fils à Abraham dans son vieil âge. Mais pourtant, un fils n’est pas encore une multitude bien qu’Abraham soit appelé Père de multitude — cette promesse se réalisera grâce à ses fils, ses petits-fils, arrière-petits fils…

 

J’aime la famille. Je crois que c’est au sein de la famille que l’on trouve le plus de révélations quant à la trinité et à notre relation avec le Père, le Fils et l’Esprit.  Je descends d’une « longue lignée » de pasteurs, évangélistes, missionnaires. Du côté de mon papa, je suis la septième génération à servir Dieu dans le ministère de l’Eglise. Cet héritage spirituel est le mien. Je me tiens sur les épaules de mes Pères. Le rêve du père de mon grand-père était que l’un de ses petits-enfants soit pasteur. Toute sa vie il économisa et pria pour cela. Aujourd’hui, quatre sont pasteurs, dont mon papa.

Ce rêve, tout comme celui d’Abraham, s’est accompli au travers des générations.

Jean, dans son Evangile, nous parle des fruits qui demeurent (Jean 15 :16). Je crois de tout cœur, que ces fruits qui demeurent sont nos enfants naturels et spirituels. Au bout du compte ce qui demeurera ce ne sont pas des bons programmes d’église, une excellente qualité de louange, un beau logo. Ce ne sera pas notre argent, notre maison, nos accomplissements ; ce qui demeurera ce sont nos enfants, nos petits-enfants, nos relations.

Que leur plafond soit mon sol me fait réaliser une chose : tout cela n’est vraiment pas à propos de moi… mais à propos du plan de Dieu qui s’accomplit au travers des générations.  À propos de Son Royaume qui avance sur terre !

Par Ama B.

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