Souccot (ou fête des cabanes/tentes/huttes), une fête toujours actuelle !

Souccot, fait partie de ces « Fêtes de l’Eternel », des temps instaurés par Dieu, des rendez-vous divins pour s’arrêter au milieu de nos vies bien remplies, pour prendre le temps de se rappeler qui IL est, ce qu’il a fait et ce qu’il veut continuer à faire en nous et au travers de nous. En 2018, elle se déroule du 23 au 30 septembre.

 

Une fête joyeuse

On peut retrouver cette fête dans Lévitique 23.33-43 :

« L’Éternel dit à Moïse : Transmets ces instructions aux Israélites : Le 15ème jour de ce 7ème mois, ce sera la fête des tentes en l’honneur de l’Éternel, qui durera 7 jours. […] quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête en l’honneur de l’Éternel pendant 7 jours […] Le 1er jour, vous prendrez de beaux fruits, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière, et vous vous réjouirez devant l’Éternel[…] Vous habiterez pendant 7 jours sous des tentes, […] afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter les Israélites sous des tentes après les avoir fait sortir d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »

Pour résumer, pendant Souccot, le peuple devait vivre sous des cabanes et se réjouir devant le Seigneuravec des branches, des rameaux et des beaux fruits qui venaient d’être récoltés dans le pays. Souccot est en effet liée au calendrier agricole, comme les autres fêtes du calendrier juif. C’est la fin du cycle de l’année agricole où l’on récolte les derniers produits de la terre, notamment le raisin. Le temps des récoltes et des moissons sont des temps de joie et de reconnaissance envers Dieuque l’on veut bénir pour ce qu’il a donné.

Pendant ce temps de Souccot, prenons le temps de nous réjouir en remercions Dieu pour toutes ses bénédictions… En ce temps de rentrée, soyons reconnaissantspour les études que nous pouvons faire, le travail que Dieu nous donne, ses provisions quotidiennes… Pour reprendre un chant connu : Comptons les bienfaits de Dieu et mettons-les devant nos yeux, nous verrons en l’adorant, combien le nombre en est grand !

 

La Soucca : un rappel de la fragilité de la vie

Le symbole de la Soucca(nom donné à la cabane de Souccot) est très fort et parlant pour chacune de nos vies. Aujourd’hui, la Soucca est un rappel annuel pour les Juifs, des habitations temporaires de leurs ancêtres pendant les 40 années passées dans le désert après la sortie d’Égypte. Elle leur permet aussi de se souvenir de la protection et la direction de Dieu pendant toutes ces années.

Vivre dans la Soucca pendant 7 jours est ainsi pour les Juifs une façon de montrer leur confiance en Dieu, se remémorer Ses bontés et réaffirmer leur croyance en Sa providence. Dans notre société actuelle, dans nos habitations en dur, nous nous sentons presque invulnérables. La Soucca, petite cabane en bois qui laisse passer le vent et la pluie, est un rappel que nous sommes dépendants de la nature comme elle est dépendante de nous et que, malgré nos constructions solides et nos prouesses technologiques, c’est auprès de Dieu que nous trouvons notre véritable protection.

Pendant cette période, à shabbat, le livre de l’Écclésiaste est lu à la synagogue. Pourquoi ne pas nous replonger nous aussi dans ce livre qui nous amène à prendre conscience de la vanité de toutes choses dans le monde, que l’homme n’est qu’un voyageur et un étranger sur la terre et qu’il n’a pas là de cité permanente ici-bas ? Rappelons-nous de la fragilité de la vie, comparable à la fragilité de la Soucca et réalisons que tout ce que nous avons reçu n’est qu’un don de Dieu.

 

Jésus à Souccot 

Selon Jean 7.37-39, Jésus a célébré cette fête des cabanes à Jérusalem et il nous est dit que le dernier jour, « Jésus debout s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui, car l’Esprit n’avait pas encore été donné parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. »

Jésus fait ici une assimilation avec une cérémonie qui avait lieu au Temple à Souccot :la cérémonie du puisage. En ce temps-là en effet, le grand-prêtre remplissait d’eau un pichet, au bassin de Siloé, et offrait cette eau en offrande, pour demander au Seigneur qu’il bénisse l’année à venir, en envoyant des pluies abondantes, condition de la prospérité et de la fertilité du sol. Et c’est ce moment que Jésus choisit pour annoncer qu’il est LUI, la véritable source et que celui qui a soif peut venir à lui et boire.

Jean explique que Jésus parle aussi du déversement de l’Esprit… à savoir que pour un Juif du 1ersiècle, le déversement de l’eau symbolisait aussi celui du Saint-Esprit pendant les jours du Messie. Quelle parole prophétique !

Et nous ? Considérons-nous Jésus comme notre seule et unique source à laquelle nous allons nous abreuver chaque jour ? Prions-nous pour être continuellement renouvelés, rafraichis et remplis par l’Esprit, pour vivre non par la vue, mais par la foi ?

 

Souccot et les nations

Jusqu’à ce jour, les chrétiens des nations fêtent 2 des 3 Fêtes de Pèlerinage : Pessah (Pâque) et Chavouot(Pentecôte), mais la fête de Souccot semble être complètement oubliée. Or, selon Zacharie 14.16-19, cette fête est celle qui concerne le plus les nations dans les temps messianiques : « Tous les survivants de toutes les nations venues attaquer Jérusalem y monteront chaque année pour adorer le roi, l’Éternel, le maître de l’univers, et pour célébrer la fête des tentes… […] Si la famille d’Égypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas sur elle, elle sera frappée du fléau dont l’Éternel frappera les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tentes…»

Depuis un certain nombre d’années maintenant, à l’initiative de certaines organisations, telle que l’Ambassade Chrétienne Internationaleà Jérusalem, des chrétiens venus du monde entier viennent célébrer chaque année, la fête de Souccot à Jérusalem. Ils anticipent ainsi ce que sera les temps messianiques où toutes les nations devront monter à Jérusalem si elles veulent que la pluie tombe sur elles. Or, on sait aujourd’hui combien le monde entier se trouve confronté à des problèmes de sécheresse et l’on peut comprendre que dans la perspective du retour prochain du Seigneur, cette question de pluie devienne quelque chose de primordial dans les années à venir.

Sans forcément se rendre tous les ans à Jérusalem, commençons par nous intéresser à cette fête et à la profondeur de ses symboles (nous n’avons pas pu tout évoquer ici !). Plaçons-nous devant Dieu pour savoir comment fêter Souccot à notre échelle, en famille, avec des amis… Profitons de ce temps pour se réjouir à la vue de toutes SES bénédictions, à commencer par le don de son Fils à la croix et l’envoi de son Saint-Esprit. Partageons et témoignons de cela à ceux qui nous entourent ! Oui, nous avons un Dieu grand, fidèle et bon !

(Partage extrait d’un livret sur les Fêtes de l’Eternel, à paraître en 2019 aux Editions Emeth)

 

Article d’ami de Raviv’France

Par Doris

Pour aller plus loin dans la réflexion sur Souccot et les différentes Fêtes de l’Éternel, RDV sur le site Hag Sameah qui propose un jeu de société pour jouer en famille.

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