Devenir Adulte

« Si tu veux vraiment que je fasse ça, alors fais apparaître un lion dans le ciel qui rugit et je le ferai ». Bon, d’accord, je vous l’accorde c’est un peu stéréotypé mais vous vous êtes quand même un (tout) petit peu reconnu non ?

Je tiens cette phrase humoristique d’une très bonne amie, suissesse, avec qui j’ai fait une école biblique. Elle l’utilisait avec un ton parfait pour à la fois faire rire tous ceux qui l’entourent comme à son habitude, et pour les faire réfléchir sur eux-mêmes (ah, cette jeune femme est un cadeau de Dieu. Lisa si tu lis cet article, sache que je t’aime).

Bien-sûr, ça m’a fait réfléchir. En fait, ça m’a ramenée à moi-même, cette phrase avait l’effet d’un miroir sur ma propre vie et façon de fonctionner. Eh oui, je sortais fraîchement du Bac et entrais dans plusieurs années mises à part pour ma relation avec Dieu. A cette époque, j’avançais seulement quand Dieu me donnait des signes. Je posais « une toison » et si elle se confirmait, je savais que Dieu était en accord ou pas.

Mais qu’est ce que c’est une toison ? Vous vous rappelez de Gédéon ? Ce petit gars qui n’avait pas confiance en lui et qui devenu un véritable héro. Eh bien, cet homme avait posé une toison au sol dehors. Il avait demandé à Dieu de lui confirmer ce qu’il avait besoin de savoir en protégeant la toison de la rosée. Au petit matin, si la toison était sèche et le reste du sol mouillé, Dieu aurait confirmé et il saurait la direction qu’il devrait prendre. (Juges 6)

Voyez vous, moi je fonctionnais comme ça, si Dieu confirme : je bouge ; s’il ne confirme pas : je ne bouge pas d’une semelle.

Ceci étant dit, cette méthode est biblique et très bonne en soi. En l’utilisant, on s’assure de marcher dans les plans du Seigneur, puisque le signe demandé arrive ou non, soit.

Puis, je suis entrée récemment dans un chemin où j’apprends à devenir plus « adulte ». Je savais que Dieu allait m’amener sur ce chemin, mais quand je pensais à cela, jamais je n’aurais imaginé que ce serait de cette manière là.

En effet, je me retrouvais sur un chemin dans lequel  le Père me laissait décider des choix pour ma vie. Surprenant pour moi, au début je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas le silence. Est-ce que cela vient de moi ?

Ensuite, ça m’a mise en colère. C’est vrai quoi, Il me laisse tomber, ça ne l’intéresse pas ma vie ? Ou alors Il n’est pas d’accord et me laisse me débrouiller.

« Qui a dit que je n’étais pas d’accord ? ». Ca a été un choc. Donc Il est peut être d’accord en fait…

Et le lien s’est enfin fait au milieu des mes pensées enfumées par le rationalisme, le rejet, la colère.

J’avais quand même réussi à rationaliser ma relation avec Lui (et je suis sûre que je le fais encore maintenant), eh oui on est français ou on ne l’est pas.

Quelques mois plus tôt, Dieu travaillait mon cœur sur Son amour. Le libre arbitre, la confiance, le fait qu’Il nous laisse décider.

Comment n’avais-je pas pu faire le lien plus tôt ? Dieu me laissait le choix. Parfois Il intervient très clairement car la décision peut engendrer un tournant radical dans notre vie qu’il nous faut prendre ou ne surtout pas prendre.

Mais dans ce processus de la découverte de l’Amour, le vrai, la liberté de choix… je découvrais en fait  la confiance qu’Il plaçait en moi.

Il est un Père, nous sommes Ses enfants. Quand un parent éduque un enfant, au départ il le cadre pour faire de lui un enfant autonome. Une fois devenu adulte, cet enfant devrait être en capacité d’avancer tout seul, avec bien-sûr le regard de son père et de sa mère toujours derrière lui en cas de besoin, de conseil.

En gros, l’autonomie vient petit à petit. La confiance du Père est déjà là et nous sommes libres dès le départ. Mais quand nous choisissons de Lui soumettre nos vies, alors Il fait les choses petit à petit, à notre rythme. Bibliquement on métaphorise cela avec le lait et la viande. Plus on grandit, plus on a besoin de nourriture solide pour grandir.

Et c’est bien là ce que je vis en ce moment, Dieu, qui me laisse le choix. Dieu, oui ce Dieu qui a créé l’univers, qui n’a pas d’âge, est Eternel, Tout Puissant, Celui qui règne à jamais…me fait confiance. Il fait confiance à une humaine avec seulement 22 ans (23 ans bientôt) d’expérience sur cette Terre et essaie de comprendre un tant soit peu comment vivre sur cette planète.

Mais, c’est ça l’amour en fait. C’est laisser l’autre vivre, lui accorder sa confiance. Il va nous rendre fier, des fois moins, mais dans ce cas là il apprend de ses erreurs (je vous l’accorde des fois on se mange quelques murs avant d’apprendre).

Je comprends pourquoi Dieu m’a donné Son accord ou non. Mais surtout, je comprends pourquoi il me donne le choix. Et plus je fais des choix, plus je comprends ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas. Il m’enseigne. Moi j’apprends. Et comme dirait mon institutrice de maman : c’est en faisant qu’on apprend.

Car il y a bien une chose qui reste lorsqu’on devient adulte, le résultat de nos choix. Et nous ne pouvons blâmer personne pour la conséquence de ces choix, c’est NOUS qui avons choisi. Le Père nous laisse nous tromper, car l’erreur est souvent nécessaire pour devenir un homme ou une femme stable. On apprend de ses erreurs, on va se planter, oui, l’important dans toute cette histoire c’est de se relever et de continuer à prendre nos vies en main.

Est-ce que Moïse a guidé le peuple d’Israël vers la Terre promise en un jour ? Non, il a commencé par tuer un homme.

Est-ce que Jacob est devenu Israël en un jour ? Non, il a trompé, volé.

Mais le Père reste le même pour Moïse, Jacob, toi et moi. Il regarde Ses enfants et nous laisse grandir avec Son aide. Il ne perd pas confiance en nous car Il connaît la fin de l’histoire, Il connaît les trésors qu’Il a placés en chacun de nous. Nous regorgeons de dons, talents et capacités. D’ailleurs, Satan l’a très bien compris ça. Si vous arrivez à comprendre que Dieu vous fait confiance et qu’Il est avec vous, vous avez déjà gagné la guerre. Certes, on perd souvent des batailles, mais nous savons qu’au bout nous sommes plus que vainqueurs en Jésus-Christ.

Quand je regarde bien, au fond, Il n’a jamais eu peur de toute l’imperfection en moi. La seule personne qui a peur de ça, c’est l’enfant en moi.

Par Salomé B. 

 

 

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