La Pâque

 

Une étude messianique des Fêtes juives et des saintes convocations

« Voici les solennités de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez au temps fixé. » (Lévitique 23:4, Col)

La Pâque ou Pessa’h

 

La Pâque ou Pessa’h, en hébreux moderne est une Fête juive de rédemption qui célèbre l’évènement historique miraculeux de l’Exode des enfants d’Israël hors d’Egypte. C’est l’évènement déterminant qui va permettre au peuple juif d’être délivré de l’esclavage. La Pâque commence le 14 de Nissan et se poursuit jusqu’au 22 de Nissan, selon le calendrier hébraïque. Pessa’h n’est pas considéré comme la convocation la plus sainte, mais elle est probablement, de nos jours, la Fête la plus largement observée aussi bien par les Juifs séculiers que religieux.

 

Les Juifs messianiques commémorent autant l’histoire de la Pâque avec la sortie d’Egypte que leur libération spirituelle des liens du péché. A cause du sang versé par Yeshoua en tant qu’agneau pascal de Dieu, sacrifié et ressuscité, ils célèbrent cet évènement incroyable avec joie, dans un sentiment d’accomplissement.

Cet évènement épique dans l’histoire juive est relaté dans le chapitre 12 de l’Exode, qui décrit le récit de la Pâque. Le mot hébreu pour la Pâque est Pessa’h qui signifie « passé par dessus », car l’Eternel est passé par-dessus les maisons des Israélites dont les linteaux avaient été aspergés par le sang d’un agneau. L’ange de l’Eternel a vu le sang et n’a pas tué mais « est passé par dessus (a épargné) » le premier né. La connotation hébraïque du verbe Pessa’h dans Esaïe 31:4, apporte plus de clarté quant au récit de l’Exode: « Comme les oiseaux qui volent (sur leur couvée), ainsi l’Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem ; Il protégera et délivrera, Il épargnera (passera par dessus) et sauvegardera.«   Imaginez une maman aigle, volant sur sa couvée, pour protéger et sauvegarder ses aiglons dans le nid. C’est ce que faisait l’Eternel des armées, lorsque la mort traversait l’Egypte. Dieu lui-même plane au-dessus des siens pour les sauver et les protéger.

Mots hébreux

Le mot hébreu pour compassion vient de la racine, racham, qui signifie « matrice. » Il signifie transmettre l’amour relationnel profond d’un parent, qui aspire à protéger et prendre soin des besoins de son enfant. Ce mot se trouve aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament et il est utilisé pour décrire la mesure de l’amour de Dieu envers sa création et envers l’humanité (Ps 145:9, Es 49: 15). C’est le même mot qui est utilisé pour décrire les sentiments de Yeshoua lorsqu’Il marchait parmi les siens et voyait leur détresse (Mt 9:36).

Méditation spirituelle

Le lendemain, il vit Jésus venir à lui et dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. (Jean 1: 29)

A la vue des foules, il en eut compassion, car elles étaient lassées et abattues comme des brebis qui n’ont pas de bergers. (Matthieu 9: 36)

 L’Éternel est bon envers tous, et ses compassions (s’étendent) sur toutes ses œuvres. (Ps 145:9)

 

Nos parcours de vie sont pavés de souffrance (Job 5:7). La souffrance est inévitable. Les cœurs brisés, la solitude, le désespoir et le manque de foi nous entourent quotidiennement. Parfois, nous n’en sommes pas conscients à cause des besoins du moment qui nous pressent, mais la souffrance est omniprésente. Pour certains, chaque jour est un combat pour la survie. Imaginez la situation critique et pénible d’une veuve, d’un enfant abusé, d’un prisonnier, d’un malade en phase terminale ou d’une mère dont le fils a été tué à la guerre.  Souvent le besoin de miséricorde et de miracles est le pont qui manquait pour ouvrir une voie d’accès vers un secours.

 

L’histoire ancienne de la Pâque défie le temps. Ce n’est pas seulement le récit de l’histoire du peuple juif, mais c’est aussi un message d’espérance actuel. Il a commencé avec la miséricorde et la compassion de Dieu envers son peuple et s’est terminé par une manifestation puissante du miraculeux. Les descendants d’Abraham, Isaac et Jacob avaient grandi dans la dépendance de la captivité. D’un point de vue terrestre, leur situation était sans espoir. Miracle après miracle, Dieu les a délivrés.

 

Yeshoua, un rabbin juif s’est remémoré l’histoire de ce grand exode et a célébré la Pâque avec sa bande de disciples, la nuit précédant sa mort. Son histoire de vie était aussi remplie à ras bord de souffrances incommensurables. Rejeté et incompris par les siens, Yeshoua a connu la solitude et le mépris (Jean 1. 11). Né d’une vierge, sa naissance fut entourée d’une grande controverse. Il savait ce que c’était de vivre en proie au jugement (Jn 8: 41). Cependant, Yeshoua s’occupa des affaires de son Père et traversa le pays, poussé par la compassion, transformant tous ceux qui le rencontraient.

 

Quand le maître rompait le pain avec ses disciples lors du dernier souper de la Pâque (Mt 26:21), Il savait qu’Il serait appelé par Dieu à donner sa vie durant la nuit. Cependant le message qu’il adressa à ses amis bien-aimés était celui d’un espoir futur! Yeshoua leur a parlé clairement de sa mort et de sa résurrection imminente (Marc 14:28). 

 

Imaginez cette nuit après qu’ils aient célébré la Pâque ensemble. Yeshoua et ses disciples marchent vers le jardin de Gethsémani. Les cœurs des disciples  sont lourds et remplis de tristesse, pourtant l’obéissance de Yeshoua à supporter la souffrance et finalement la mort avant de ressusciter, a inauguré un nouveau jour pour l’humanité. Un jour d’espoir !

 

La Pâque originelle a commencé par la miséricorde incroyable de Dieu et a fini par des miracles renversants pour libérer Son peuple. Chaque année, les Juifs se rappellent les miracles des plaies et du partage des eaux de la mer rouge. Chaque année, leurs cœurs sont émus par la façon dont Dieu a agi pour les sauver en tant que peuple. Mais chaque miracle est survenu à cause du cœur de compassion que le berger d’Israël avait pour son troupeau perdu.

 

C’est la même chose avec la vie de Yeshoua, qui était l’accomplissement ultime de la Pâque en tant qu’agneau pascal. Quand il se déplaçait dans le petit pays d’Israël, son cœur débordait d’amour à cause de leur détresse. Il alternait constamment entre miséricorde et miracles tandis qu’il marchait parmi le peuple. La miséricorde et les miracles de la Pâque et la vie de Yeshoua nous appartiennent aujourd’hui. Ils devraient aussi faire partie de notre histoire.

 

La célébration des Fêtes et les traditions

 

Beaucoup de traditions, de nourriture et de chansons entourent la Pâque. Le seder ou la liturgie et le repas n’en sont qu’une. Au crépuscule, le soir avant la Pâque, les Juifs se remémorent l’histoire de l’Exode par un banquet et une cérémonie appelés un seder. Ils lisent l’histoire de l’Exode dans un livre appelé Haggadah, mangent de la nourriture spéciale comme la soupe aux boules de matsa et le gefilte fish (carpe farcie) et chantent des chansons traditionnelles. Le plat de seder contient cinq éléments essentiels qui sont symboliques de leur histoire. Ceci permet aux enfants de se rappeler et de ne jamais oublier cette histoire. Ils ne mangent également  que du pain sans levain pendant sept jours, et ils entreprennent un nettoyage complet de « printemps » pour que la maison soit prête pour les célébrations de la Pâque.

 

 

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